Greffes osseuses

Pourquoi doit-on parfois recourir à une augmentation osseuse ?

La perte des dents entraîne avec le temps une résorption progressive de l’os qui entoure les racines. Lorsque cette perte osseuse est trop importante, l’implant dentaire ne peut être placé dans un volume osseux faible. Une restauration de ce volume osseux est donc parfois nécessaire en largeur ou en hauteur grâce aux techniques d’augmentation osseuse.
Ces techniques de greffe osseuse pré-implantaire permettent d’augmenter les indications d’implantation. Pour le confort de chaque patient, nous privilégions systématiquement les techniques d’augmentation osseuse les moins traumatisantes.

Comment se déroule une augmentation osseuse ?

L’évolution des techniques et des matériaux permet à présent dans la grande majorité des cas d’éviter des procédures chirurgicales lourdes avec un prélèvement osseux hors de la mâchoire sous anesthésie générale. Les substituts osseux synthétiques, appelés « biomatériaux », ou l’os autologue (autogreffe) offrent des solutions moins invasives même en cas d’importante atrophie osseuse.
En fonction du déficit osseux, les augmentations osseuses nécessitent parfois une étape chirurgicale supplémentaire et doivent intervenir plusieurs mois avant la pose de l’implant.

Si le déficit osseux n’est pas trop sévère, l’augmentation osseuse peut se dérouler simultanément à la pose de l’implant au cours de la même procédure chirurgicale.


Cette intervention chirurgicale est courante et donne d’excellents résultats. Elle se réalise au fauteuil sous anesthésie locale et la durée d’intervention n’excède généralement pas 90 minutes.
 

Quels sont les risques et les contraintes ?

Dans les suites opératoires immédiates, le patient peut présenter quelques douleurs généralement soulagées par des analgésiques, une tuméfaction du site opératoire, un hématome de la joue et une gêne locale.
La surinfection du matériel greffé dans les semaines qui suivent l’intervention chirurgicale peut compromettre le succès de la procédure et la pose de l’implant dentaire. Une couverture par antibiotique permet dans la grande majorité des cas de prévenir ce risque.